Livre d'images de Jean-Claude Rousseau
Mon parcours est très atypique car je suis retraité après validation de 44 années d'activité principalement dans le domaine du transport et de la logistique avec une forte connotation internationale. Pour y parvenir, j'ai effectué mes études supérieures en travaillant en parallèle (activités fort éclectiques), grâce à l'enseignement à distance et aux travaux dirigés du soir (ancien élève de René Rémond et Philippe Vigier à Paris X),
mardi 29 septembre 2026
lundi 28 septembre 2026
jeudi 17 septembre 2026
Moi photographe ? Certainement pas !!
La photographie est un métier nécessitant des compétences multiples
et très étendues. Elle s’apprend dans des établissements d’enseignement très
pointus, du CAP à Bac +5 et se complète par une longue expérience. Faire de la
photographie, c’est avoir une démarche artistique solide, sous-tendue par des
connaissances théoriques et techniques bien maîtrisées (physique de la lumière,
optique, techniques de capture de l’image, traitement des images….). La seule
connaissance des divers protocoles de couleurs (appareils photo, écrans,
logiciels, imprimantes) n’a déjà rien d’évident et ce n’est pas tout !
En outre, il existe différentes pratiques de la photographie
(studio, street, animalier, mariage etc….) mettant en œuvre des pratiques et
des moyens très différents. Si vous ajoutez à cela différentes écoles de pensée
et de capture/traitement de l’image, on mesure ce que signifie être un vrai
photographe. Mais tous ne sont pas « vrais » !!
En effet, les réseaux sociaux regorgent de chaînes très
variées mais extrêmement inégales, de l’incompétent au photographe très pointu
et professionnel, en passant par le curieux plus ou moins avisé ou simple
bavard. Vous entendrez souvent les termes de « matos » et « shooter »
peu ou trop évocateurs et que je n’apprécie guère. Car l’argument commercial et
marketing vient largement polluer les débats. On soutient directement ou
indirectement le marketing des marques, on vend des stages photos ou des
formations très inégales et souvent très coûteuses. On vous présente aussi
certains procédés de traitement de l’image assez étonnants…un peu trop « bling
bling » !!! Certains bâtissent toute leur existence sur YouTube et/ou
Adobe (Lightroom et Photoshop), acceptant ainsi le risque d’une soumission !
Il faut donc faire preuve d’un très grand esprit critique pour retenir les
professionnels, avec qui on apprend beaucoup, et les passionnés qui ont des choses
intéressantes à nous faire partager, par exemple (non exhaustif):
Nath Sakura
Yann Mathias
Olivier Chauvignat
David Ken
Valou
Louis Lavoie
Je suis à l’extérieur de tout ce petit monde car je ne peux, à aucun titre, me prétendre photographe. Au salon de la photo, je me sens d’ailleurs totalement étranger !
Je me contente d’observer, de contempler puis de traduire
et d’exprimer en simples images. Très sacrilège, je n’hésite pas à utiliser le
smartphone (un vieux Xiaomi Mi 9Tdoté d’une application Gcam), quand je recherche
un rendu un peu sec, ne nécessitant pas toutes les nuances de dégradés de
couleurs (confer photo ci-desous). En « vraie » photo, j’ai dorénavant, pour moins de 200€, un
vieux Canon 40D, un Tamron 18-250 mm Di II et un 50 mm f1,8 II de Yongnuo (plus
Sigma 17-70 mm f2,8/4 bradé car autofocus manuel et une petite rayure sans
conséquence). Aucun photographe n’oserait actuellement prétendre « faire »
de la photo avec cela !
N’ayant que ma curiosité et mon simple regard, je ne produis donc qu’un éclectique livre d’images ponctué des réflexions du moment !
vendredi 11 septembre 2026
samedi 29 août 2026
Priorité à l’optique ou au logiciel ?
À force de courir après le smartphone, l’appareil photo
hybride risque-t-il de perdre son âme ?
Alors que les appareils photo hybrides n’ont jamais été
aussi sophistiqués, une partie de leur progrès semble désormais suivre une
direction dictée par… le smartphone, ce qui est pour le moins paradoxal ! La
qualité d’une photographie ne résulte plus uniquement de la qualité de l’objectif
et du capteur. Elle dépend aussi, et de plus en plus, de ce que le processeur
et les algorithmes sont capables de faire avec les informations capturées. Le
smartphone ne se contente plus de photographier, il calcule et fabrique l’image.
On obtient une photographie extrêmement nette, très contrastée, très propre, avec
des couleurs flatteuses etc…, une image qui semble parfaite mais aux
transitions « raides » et sans nuances, souvent impersonnelle. Les défauts
sont gommés y compris ceux des objectifs dans le cas des hybrides. On sort ici
clairement du champ de la photographie car un objectif n’est pas seulement un
instrument destiné à transmettre le maximum de lumière avec le minimum de
défauts. Il possède un caractère. À force de corriger systématiquement tout ce
qui ressemble à un défaut, on risque paradoxalement de produire des images
techniquement irréprochables mais esthétiquement interchangeables.
Smartphones et hybrides sont avant tout des ordinateurs. Même
si la qualité des images des appareils hybrides surpasse de loin, en rendu,
finesse et nuances (du moins en haut de gamme) celle des smartphones, elle n’est
plus le fruit d‘optiques visant la perfection et le caractère, puisque tout est
corrigé sinon « reconfiguré » par voie logicielle. On achète très cher un
produit industriel standard de série. Marché de niche (et de gens aisés), l’appareil
hybride peine à disposer d’une recherche et développement aussi considérable
que celle des smartphones.
On ne peut que refuser cette évolution et rester sur le
marché de l’occasion des reflex et des bons objectifs à prix modéré, pour bien
composer, bien régler et bien interpréter ce que l’on veut traduire et exprimer.
Le smartphone, c’est une autre forme de capture d’image et d’expression.
C’est souvent « sympa » et bien moins cher qu’un hybride !
Avec le reflex, on réfléchit et prend son temps !!
https://www.youtube.com/watch?v=9QN5ylDjJ8Q&t=6s
https://www.youtube.com/watch?v=i1iwVnbVm3s&t=13s
L’acte photographique riche de sensations émotionnelles et d’expression reste la base de tout ; savoir observer, aimer contempler, choisir et composer. Ce qui m’interpelle, c’est la fréquente seule mise en avant des outils chez de nombreux communicants, dont certains ne vivent que de cela, adossés exclusivement à YouTube et Adobe ! Tout cela conduit à un nivellement vers le plus petit dénominateur commun. Tirer parfois un peu trop les curseurs ou autres effets pour rechercher un effet créatif curieux ou particulier, pourquoi pas ! En art on ne s’interdit rien ! Le résultat est d’ailleurs assez souvent très moche…tant pis !! Rien ne vaut le naturel peu retouché. Ce que j’aimerais, c’est la simplification des outils de prise de vue, avec une vraie recherche et développement qui nous sorte, par exemple, des logiques finalement très rudimentaires, de la matrice de Bayer et ses traitements parfois un peu acrobatiques et qui font le sel, sinon le beurre, d’un certain nombre d’influenceurs. L‘appareil photo ne peut pas ressembler grossièrement et même de loin à un smartphone à l’image fabriquée et retouchée à outrance.








