dimanche 2 juillet 2023

Le chant du lac!

Il est difficile de trouver plus joyeux que les cris des canards qui s’interpellent bruyamment, tout en pourfendant les flots!! Le Colvert a une bonne bouille et semble toujours de bonne humeur. S’il est dans un milieu qui ignore la chasse depuis très longtemps, il est curieux, peu craintif et son regard semble toujours très interrogatif, surtout s’il se dit…. « Il va peut-être me filer une friandise ». Après quelques instants de réflexion craintive, maman canard laissera même approcher sa couvée, en toute confiance. Habiles et élégants sur l’eau, leur démarche terrestre ajoute encore au comique de leur caractère. Les Bernaches (oies noires sauvages) ont un caractère plus tranché. Très élégantes, dignes et communicantes, elles vous laissent facilement approcher pour se faire tirer le portrait, même de près au smartphone, pas vraiment fait pour de la téléphotographie, mais pas trop près quand même !! Elles vous le disent clairement! Réussir une photo, avec ce petit monde en mouvement, n’est pas chose aisée. Photographe animalier, c’est un vrai métier, à compétence forte et matériel très coûteux. Si vous êtes hélas, dans un territoire de chasse, ne comptez surtout pas faire des photos. En France, pays où la chasse est la plus intensive d’Europe, les animaux sont très craintifs. J’en croise lors de promenades dans les bois, mais pas tant que cela car ils se cachent. Alors, ils détalent à une incroyable allure ou s’envolent en panique.
















samedi 1 juillet 2023

 Il fait soif !

Pour nos petits oiseaux du jardin, en toute saison et notamment en ces temps de forte chaleur, la meilleure action de protection consiste à positionner des points d’eau, à divers endroits, et à les renouveler tous les jours. D’autres visiteurs vont aussi apprécier, tels que bourdons, abeilles….. (qu’il faut souvent sauver « du bouillon »….), odonates venus se reposer à l’ombre et aussi…écureuils !!!






Roses de cristal.......

En ouvrant la fenêtre ce matin! Enfin il pleut!




 

lundi 15 mai 2023

Ombres et lumières forestières printanières...

Iphone SE de 2020 tout simplement.












dimanche 7 mai 2023

 A propos de la ligne ferroviaire Paris - Le Havre et Rouen via Gisors et Serqueux.

La carte présentée est sans doute excessive mais elle constitue un bon signal d’alerte. En effet, il ne peut y avoir de miracle car si les sommes programmées possibles s‘avèrent trop limitées, il faudra faire des choix douloureux. Une infrastructure de transport, cela coûte cher et ne supporte ni la médiocrité ni les demi-mesures. Et il faut se souvenir que dans les années 1970, le trajet Paris-Rouen se faisait autour d’une heure, avec les fameux trains des oiseaux, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. J’ai également le souvenir, il y a une vingtaine d’année, d’un parcours Le Havre Paris, en compagnie d’un fin connaisseur des questions ferroviaires, au cours duquel nous nous étions fortement inquiétés d’un fort sentiment d’instabilité, comme à la fête foraine, dans un train pourtant composé de matériel réputé pour son confort et sa douceur de roulement. Plus localement, sur la ligne J, entre Pontoise et Gisors (desservie par Transilien hors Ile de France), j’ai constaté pendant de nombreuses années, des travaux de réfection estivaux faits de solutions de confortement, conduisant à un roulement « manquant de sérénité…. » et révélant une voie composée d’éléments de toutes les époques……En outre, il y a une quinzaine d’années, on trouvait facilement des roues très proches du témoin de limité d’usure, sur les voitures banlieue de deux étages….. Certes, un effort considérable a été engagé et il est déjà visible. Mais cela sera-t-il suffisant ?
Sur la carte, la ligne J s’arrête à Boissy l’Aillerie, dernier terminus équipé de la ligne avant Gisors. Effectivement, depuis la fermeture de Serqueux Dieppe puis de Gisors Serqueux (ligne encore équipée de rails « double champignon » du 19ème siècle), la pérennité de Boissy-Gisors n’était pas assurée, à terme. La situation n’est plus du tout la même depuis la remise en état et la réouverture de Gisors Serqueux. Gisors n’est plus gare de faible trafic en cul de sac et la ligne Pontoise Gisors a fait l’objet d’une complète remise à niveau de qualité. Certes, il s’agit d’une ligne destinée au fret du port du Havre. Mais elle est parfaitement opérationnelle pour des trains de voyageurs entre Paris et Rouen, en constituant un itinéraire « bis », en alternative à la ligne via Vernon, en cas de travaux ou d’incident sur la ligne habituelle. Elle offre aussi un trajet direct vers le Havre, si Rouen est en incident.
La modernisation de Serqueux Gisors a donc sauvé notre ligne J Paris Gisors. Nos petites haltes ont été , quant à elles, sauvées par la Conseil Régional des Hauts de France. En effet, les transports de la vie quotidienne vivent d’une multitude de petites localités égrenées le long de la ligne. Malheureusement, les petites haltes ont été en partie vidées par des changements de grilles horaires successives très défavorables, depuis les années 2000 et suivantes, que l’exploitant ferroviaire a fait avaliser à des délégués locaux sans doute peu au fait de ces questions.
Puisque l’exploitant ferroviaire a fait le choix de supprimer, en son temps, de nombreux arrêts chez nous, au profit de la proche banlieue parisienne, en contrepartie, il serait intéressant de voir des TER Paris-Rouen desservir les gares de Chaumont en Vexin, Gisors, Sérifontaine, Gournay etc…Ce serait très positif pour les communautés de communes « Vexin Thelle », «Gisors Epte Lévrière », « Pays de Bray », « Communauté de communes de quatre rivières », la ligne se jouant des frontières de l’Oise, de l’Eure et de la Seine Maritime !
Avis à tous les décideurs et élus !

https://www.lepoint.fr/societe/la-sncf-bientot-contrainte-de-faire-rouler-des-trains-plus-lentement-05-07-2022-2482262_23.php?fbclid=IwAR3tkukIjrjVOZ5Oeg8q3ZTf__3DlOw7rqz1uLCg04hwf-Kn8lox9TjBuNc








dimanche 30 avril 2023

Sur le pont d’Argenteuil……….

Les peintres impressionnistes (Monet, Caillebotte..) ont immortalisé le pont d’Argenteuil et son environnement resté relativement bucolique, malgré le développement de l’industrie naissante. La vue de ce pont, à notre époque, traduit une vision de chaos dantesque, soulignée par un vif coucher de soleil d’automne … et aussi les vitres imparfaites du train. On ne peut quasiment plus faire ce type de photo, depuis la disparition des trains à deux étages (voitures VB2N pour les connaisseurs).

Gustave Caillebote serait désolé par cette vision cauchemardesque de la presqu’île de Gennevilliers, dorénavant engloutie par les activités industrielles et portuaires. Tout comme Monet, à Giverny, il avait façonné, en son domicile de Gennevilliers, un extraordinaire jardin. Il s’adonnait également aux sports nautiques sur la Seine.

Certes, le paysage s’est un peu adouci avec le parc paysager des Chantereines, en lieu et place des vastes terrains vagues et ballastières, et les autres aménagements réalisés. Avant cela, je me souviens des sorties du duvet et du lit de camp, en gare, avant 4 heures, dans ce bout du monde No Man’s land, pour recevoir et traiter de lourds trains industriels, tractés par de massifs diesels de ligne, arrivant à vive allure, dans les crissements de l’acier, avec pour seuls compagnons spectateurs, les lapins qui pullulaient dans cette nature qui essayait de survivre. Cela étant, les impressionnistes, notamment caillebotte, aimaient à peindre les réalités des métiers et du quotidien. Même désolé pour son jardin, Caillebotte aurait parfaitement restitué cette ambiance de fin du monde, en ce dernier quart du 20ème siècle.